Contexte
La vie en ville repose aujourd’hui sur une pluralité de services. Historiquement ces services ont été : la fourniture d’eau, d’électricité ou de gaz, l’assainissement, la téléphonie, l’accès à un réseau de transport, la poste. Plus récemment l’accès au câble ou à Internet est venu s’ajouter à cette liste. On parle également, de plus en plus, de services à domicile. Les municipalités élargissent leur gamme d’intervention auprès de leurs administrés. Les gestionnaires de site conçoivent les services qui vont avec les lieux dont ils s’occupent. Dans le champ commercial, enfin, l’articulation entre services en ligne, services en magasin et livraison à domicile évolue. Tous ces services sont fournis par des gestionnaires publics ou privés qui font face à des usagers de plus en plus exigeants et divers. Les fournisseurs privés essayent de prendre la mesure de la demande le plus finement possible. Les administrations locales construisent des dialogues suivis avec les usagers. Les grandes entreprises, publiques ou privées, travaillent également à anticiper et repérer des pratiques nouvelles ou émergentes. C’est dans ce contexte que cette spécialité entend former des spécialistes qui seront à même d’articuler analyse des usages et conception de services au sein d’une pratique d’aménagement.
Cette spécialité est co-habilitée par l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et l’École des Ponts ParisTech.
Le projet pédagogique :
construire la connaissance et l’analyse des usages divers de la ville,
élaborer un inventaire de sa prise en compte dans des modes de participation, dans la conception et l’adaptation de l’offre de service, dans l’organisation du face à face avec l’usager,
proposer une première mise en action de ces connaissances dans des cas concrets.
La spécialité offre la possibilité de suivre le parcours recherche (« Métiers de la recherche en urbanisme ») et le parcours « Ville numérique » du master.
Débouchés professionnels
Ils concernent principalement les métiers de l’étude et du conseil :
chez les opérateurs et entreprises de services (du public et du privé) ;
dans les bureaux d’études positionnés sur l’assistance à la maîtrise d’ouvrage publique en matière de concertation et de participation ;
dans les collectivités locales et les structures qui en dépendent : agences de développement, agences d’urbanisme, comités d’expansion et services en charge du développement et de l’aménagement des collectivités locales.
Modalités de recrutement
L’accès est sélectif, sur dossier et entretien, dans la limite de 20 places disponibles. L’examen des candidatures est effectué par l’équipe pédagogique de la spécialité lors de deux sessions (juin-juillet et septembre). La spécialité accueille des étudiants aux cursus diversifiés :
étudiants ayant obtenu les 60 ECTS d’un M1, de mention « Urbanisme et Aménagement » « Géographie », ou d’autres mentions pouvant conduire aux métiers de l’aménagement (sciences politiques, sciences économiques, sciences sociales…) pour peu qu’ils aient montré un intérêt pour ce champ de réflexion et d’action dans leur cursus.
personnes ayant une expérience dans les métiers de l’aménagement territorial, sur validation des acquis.
Modalités d’enseignement
Des cours magistraux :
*Usages et espaces-temps de la ville
* L’action publique travaillée par les usages
*Mesurer et quantifier les usages
* Aménagements et usages des espaces publics
* La gestion des services en réseau
* Maîtrise des usages et gestion de site
Un cours en anglais. Ce cours est proposé pour familiariser les étudiants à l’usage de l’anglais scientifique sur des questions urbaines.
Un atelier professionnel. L’atelier collectif annuel est une mise en œuvre collective, sur un cas concret, des différents acquis. Ce travail d’équipe constitue un lieu d’apprentissage aux pratiques de l’aménagement comme aux questions et éventuelles difficultés qu’elles soulèvent. Il nécessite l’échange pluridisciplinaire et la réalisation collective des études et des projets. En réponse à une commande du milieu professionnel, il donne lieu à un rendu auprès des commanditaires et est un outil central de la démarche de professionnalisation des étudiants.
Un stage. La réalisation d’un stage de quatre mois minimum est indispensable. Le choix du thème et de l’organisme doit être validé par les enseignants. Le stage est l’occasion d’une immersion dans un milieu professionnel, d’une connaissance pratique du travail d’un organisme ainsi que d’une application, sur un thème spécifique, des apprentissages réalisés.
Un mémoire. Deux types de mémoire peuvent être réalisés dans le cadre de la spécialité. Un mémoire professionnel et un mémoire de recherche. Le mémoire professionnel est un document court (150 000 signes environ) qui vise à répondre à une question que se pose le milieu professionnel et qui doit donner lieu à un travail problématisé et empirique. Le mémoire de recherche, de portée plus théorique, peut prendre diverses formes en fonction du sujet et de l’encadrement pédagogique.
Contrôle des connaissances. Chaque UE donne lieu à un contrôle des connaissances dont le contenu spécifique est précisé en début d’année par le ou les enseignants responsables de l’UE.